Accueil

Jardin

Livre

Prestations

Magasin

Produits

Contact

Le livre


Le livre - Diffuseurs - Pages - Illustrations - Extraits - Cadeau

Extraits du livre :

L'engrais chimique est à la terre ce que le plâtre est à un genou : une fois enlevé, le genou ne fonctionne plus, on ne sait plus marcher.

Prenez l'habitude de mettre un mouillant comme le lait (un verre), l'huile (une cuillère à soupe), ou de l'argile fine (un verre) pour arrosoir de dix litres dans votre préparation de bouillie bordelaise (mettez alors seulement 50% de la dose indiquée sur le paquet) ou purin de plantes. Ce mouillant permettra à la préparation de mieux se fixer sur les feuilles et donc d'accroître l'efficacité du traitement. Diminuez de 50% et plus le dosage de cette poudre bleutée. Vous comprendrez aisément pourquoi vous n'avez jamais vu cela inscrit sur les préparations de bouillie bordelaise. c'est la plus grosse vente des produits de traitement pour les jardiniers amateurs.

Les purins ne devraient pas être utilisés que comme coup de fouet, surtout au printemps au démarrage de la végétation et non régulièrement durant le cycle végétatif d'un tomate ou d'un poireau. Ils courcircuitent le travail fondamental des micro-organisames à l'image des engrais chimiques.

Les engrais chimiques ne sont pas complets parce qu'ils ne peuvent pas l'être, la nature est trop complexe. Je dis souvent que la richesse d'un bon compost est telle que la chimie ne pourra jamais arriver à son niveau afin d'améliorer le système immunitaire du monde végétal et animal.

En 1980, Francis Chaboussou, chercheur à l'Institut national de la Recherche Agronomique (L'I.N.R.A.) a écrit un livre ayant pour titre : "Les Plantes malades des pesticides". J'ai lu ce livre il y a près vingt ans, c'est à ce moment-là que j'ai cru à l'agriculture biologique, et compris le mensonge par omission systématique de l'industrie agrochimique.

Ne jamais enfouir, verts ou non blanchis, des engrais verts ou des herbes vertes spontanées sous peine d'attirer limaces, vers blancs ou gris et taupins intéressés par cette matière en train de pourrir par manque d'oxygène.

Quand je vois toutes ces feuilles mortes balancées à la décheterie, qu'il suffirait d'étaler avec un peu de tonte de pelouse sous la haies.

En l'an 2000, je me souviens qu'un professeur de l'association des Jardiniers de France (ancien horticulteur) à qui j'en avais parlé m'avait souri : "je sais que tu es bio Jean-luc, me dit-il, mais le puceron lanigère c'est un coriace, même en chimie c'est pas facile, alors ta capucine !".
Ah ! La chimie quand tu nous tiens !
Coïncidence, je constate que ses propos depuis quelques années se teintent de beaucoup plus de naturel.

Comme un lapin, le maïs doux j'aime le manger cru. Contre la pyrale (une grosse chenille), je le cultive en association avec du poireau (l'odeur). Les chinois utilisent l'ail pour la même raison. C'est à cause de cette pyrale qu'a été créé le maïs O.G.M. Il n'y a pas de quoi se mettre au parfum... soufré !

Nous ne sommes que des jardiniers, nous n'avons pas à tirer un revenu des plantes que nous cultivons. Sachons prendre quelques risques, alors de grâce, ne traitez plus et vous verrez que la nature fait très bien son travail. Il est vrai que ce n'est pas dans un comerce qu'on vous le dira ni par les soi-disant conseillers engraissés par l'industrie chimique des engrais et traitements.

Les produits de traitements pour les fleurs sont très toxiques parce qu'elles ne se consomment pas. Ne prenez plus votre bombe !! C'est comme la vitesse, c'est passé de mode. Ou alors habillez-vous en cosmonaute !!

La lutte anti-parasitaire chimique tue davantage de prédateurs que de pucerons. Mais, n'est-ce pas voulu par l'industrie, comme beaucoup le pensent ?

Quand je fais la promotion de la grelinette, je pense aux femmes qui n'ont pas la force physique des hommes, aux retraités, aux personnes de grande taille pour qui la terre est encore plus basse et aux jeunes pour qui le retournement de la terre semble être une corvée.

Encore un grand merci à Monsieur grelin de m'avoir convaincu de l'acheter il y a près de vingt ans, il m'a donné le goût du travail de la terre.

Sans lui, je ne serais pas en train d'écrire ces lignes.